Saxsyndrum – L'interview de Wavelength

Fournisseurs de :Saxophone auto-échantillonné sexy et science du séquençage.

File Next To:Caribou, Moon Hooch, Suuns.

Jouant:Sortie de l'album Del Bel avec Language Arts, samedi 29 avril @ Longboat Hall (sous-sol du Great Hall).Achetez vos billets ici !

Syndrome du saxophonisteest un groupe de pop électronique expérimental montréalais composé du saxophoniste David Switchenko, de Nick Schofield à la batterie et aux synthés, et d'AP Bergeron au chant. Créant parfois des compositions complexes à partir de leurs propres samples enregistrés, et se consacrant parfois à l'instrumentation live, à la dance music et à la pop, Saxsyndrum s'est lancé un défi créatif ambitieux. Aaron Dawson de Wavelength a rencontré le groupe pour en savoir plus.

Saxsyndrum est composé de vous jouant du saxophone et des percussions. Qu'est-ce qui vous a poussé à privilégier les instruments en les intégrant au nom du groupe, plutôt que de concentrer le nom sur autre chose, comme un thème, une ambiance, une orientation politique, etc. ?

Oui, on a commencé en duo. Au début, on voulait vraiment se concentrer sur la musique elle-même. Notre société a la chance d'avoir autant d'artistes talentueux qui ont vraiment des choses à dire, qui nous font réfléchir à notre place dans le monde, au rôle que nous jouons, bon ou mauvais, et qui nous poussent à nous remettre en question, à interroger notre entourage. Mais c'est aussi très important de prendre du recul, de pouvoir faire le vide. On nous envoie tellement d'informations en permanence qu'on se laisse facilement submerger par ses pensées. La musique est parfaite pour ça. Un bon rythme peut nous emporter, nous faire bouger sans même que nous nous en rendions compte. Il peut nous vider complètement l'esprit. C'était notre objectif, et on ne voulait pas utiliser un nom de groupe chargé de sens, ce n'était pas approprié. Du coup, on a fini par choisir Saxsyndrum. sax-syn-drum : c'est avec ça qu'on travaille : saxophone, synthés et percussions. C'est très simple. Mais aussi, le syndrome du saxophone : on a un syndrome qui nous oblige à jouer du saxophone. Haha, c'est amusant et on ne veut pas se prendre trop au sérieux, on veut juste faire de la bonne musique et faire danser les gens. Mais on s'est agrandis depuis. On est trois maintenant, et on a la chance d'avoir le chanteur AP Bergeron avec nous en concert depuis deux ans, et il est très présent sur nos derniers singles « Up To You » et « Dawn Breaks ». C'est un chanteur très talentueux, et il s'intègre parfaitement au groupe. Il est capable de chanter pop ou dance en avant-plan quand c'est nécessaire, mais il est aussi capable de s'immerger dans les morceaux avec une voix entièrement performative, comme s'il était un autre instrument. On est très heureux de l'avoir.

Vous avez décrit votre musique comme une expérimentation en matière de conception sonore, certains morceaux étant composés exclusivement d'échantillons de saxophone et d'autres d'échantillons de percussions. Comment se déroule votre processus ? Avez-vous d'abord des idées de chansons, puis créez-vous des échantillons, ou capturez-vous d'abord des échantillons pour ensuite les intégrer à une structure ? Ou y a-t-il une autre forme de magie à l'œuvre ?

Oui, vous faites référence à notre dernier EP,SXD_EPNous sommes de fervents partisans du principe selon lequel, malgré les limites, on peut ouvrir de nouvelles perspectives. C'est ce que nous avons fait, en utilisant uniquement des samples de saxophone ou de percussions pour créer un disque complet. C'était amusant et cela a donné lieu à des morceaux vraiment cool. Et il y avait beaucoup de magie.

Sur les morceaux plus récents, je perçois une tension entre l'amour des sonorités pop classiques du saxophone et le désir d'expérimenter et de créer de nouveaux sons avec le saxophone. Est-ce une difficulté pour vous, ou les deux cohabitent-ils harmonieusement ?

Tout à fait. On adore la musique expérimentale, c'est notre gagne-pain, mais on adore aussi la pop. Il y a quelque chose dans ces chansons qui sont construites pour captiver des millions d'auditeurs et les accrocher. Écrire des tubes pop est un talent très particulier. Je pense que nous sommes tous des fans inconditionnels de Max Martin. Mais le plus incroyable, c'est quand on obtient le mélange parfait d'expérimental et de pop. Une chanson qui est stimulante musicalement et sonorement à plusieurs écoutes, mais qui vous captive dès la première écoute.

Quels sont les saxophonistes et percussionnistes qui vous inspirent le plus ? Y a-t-il des nouveaux venus à suivre ?

Quiconque n'a jamais entendu Colin Stetson en concert ne l'a jamais vécu. C'est une expérience captivante. Notre saxophoniste expérimental préféré. Nous sommes aussi de grands fans de Brian Blade. C'est simple et on ne peut pas en détourner le regard. Découvrez quelques-unes de ses récentes collaborations avec Daniel Lanois.

À quoi peut-on s'attendre en live ? Comment abordez-vous le live et la création en studio ?

Nous sommes très fiers de notre set live actuel. Il regorge de grooves puissants qui transpirent les mouvements du corps. Mais il regorge aussi de paysages sonores verbaux et d'une matière sonore riche et intéressante. Le chant libre et viscéral d'AP apporte la touche finale et élève le tout. Vous vous demandez peut-être s'il s'agit de musique dance ou de drone ? C'est un peu les deux, je pense. C'est incroyablement amusant à jouer. Même si nous avons déjà fait les choses différemment par le passé, notamment avec nos précédents EP et remixes, lors de nos dernières sessions studio, nous essayons de capturer cette énergie en restant fidèles à notre set live. La majeure partie de notre prochain album a été enregistrée en live aux studios Breakglass, avec beaucoup moins de travail de post-production. Nous sommes ravis de partager ces morceaux.

Ne manquez pas Saxsyndrum ce samedi (29 avril) au Longboat Hall pour Wavelength #728 !