Fournisseur de :Afro-hip-hop-pop addictif, coloré par de nombreux grands artistes.
Fichier à côté de :Radio Radio, Cheza, Sommet de la Guitare Africaine.
Jouant:Camp Wavelength, dimanche 30 août à Artscape Gibraltar Point
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En tant que lecteurs de Wavelog et amateurs de musique indépendante, nous ne sommes pas facilement impressionnés par les distinctions. Pourtant, Pierre Kwenders a récemment connu une croissance impressionnante. Rien que cette année, il a été nominé pour un Juno, présélectionné pour le Prix de musique Polaris 2015 et nominé pour le Prix de la chanson SOCAN pour sa chanson « Mardi Gras », fruit d'une collaboration avec Jacobus de Radio Radio.
Pour un artiste qui s'est d'abord fait remarquer lors de sa collaboration avec le groupe de hip-hop néo-écossais Radio Radio sur le projet Havre de Grace en 2012, Kwenders a parcouru un long chemin en peu de temps. Depuis 2012, il a sorti deux EP.Thé au whisky(2013) etRêve africain(2013), ainsi que son premier album complet,Le Dernier Empereur Bantou(2014).
Le génie de la musique de Pierre Kwenders parle de lui-même. Elle s'exprime en quatre langues : le français, l'anglais, le lingala et le tshiluba, ces deux dernières étant parlées dans son pays natal, la République démocratique du Congo. Kwenders se définit comme Congolais-Canadien, ayant immigré au Québec avec sa mère à l'adolescence.
La fusion de Pierre Kwenders entre musique africaine, hip-hop, pop et musique électronique est unique et entraînante. Difficile de ne pas sourire en l'écoutant. Après avoir interviewé Pierre, je suis certain qu'il va apporter beaucoup d'amour et d'énergie au Camp Wavelength avec sa musique et sa présence. J'ai hâte de l'entendre jouer.
J'ai lu que vous étiez Congolais-Canadien et que vous aviez déménagé ici à l'adolescence. Je trouve votre slogan Soundcloud « Vivre le rêve africain » très convaincant. Comment voyez-vous vivre le rêve africain ? Pouvez-vous nous l'expliquer un peu ?
Je crois que tout le monde a le droit de rêver. Je crois que tout est possible, partout dans le monde. Que tout le monde appelle le rêve ultime « le rêve américain » me dérange. Mon rêve ultime, c'est le rêve africain. Je veux que le monde découvre et apprécie ma musique. Jusqu'à présent, le Canada m'a adopté. Certains pays d'Europe m'ont suivi. C'est ça, vivre le rêve africain. Je continue de vivre et de travailler chaque jour plus dur pour le réaliser.
Votre électro-pop est aussi mélodique que rythmiquement percutante. Quelles influences ont, selon vous, le plus contribué à votre son et à votre style uniques ?
Certainement, les CongolaisrumbaC'est l'influence la plus importante de ma musique. J'ai grandi en écoutant cette musique. Elle est en moi et ne partira jamais. Le reste vient après. J'adore la pop et l'électro. Évidemment, ces deux styles aussi, d'une certaine manière, correspondaient à ce que je voulais faire.
À quoi ressemble l'écriture de chansons pour vous ? Partez-vous d'un beat ? D'un rythme ? D'une mélodie ? D'un fragment de mélodie ? Utilisez-vous un instrument particulier ?
La plupart du temps, je pars d'un rythme, puis je trouve la mélodie. Une fois la mélodie trouvée, je commence à y ajouter des mots. Je me rappelle toujours de ressentir ce dont je veux parler. Car tout est une question de ressenti.
D’où tirez-vous la plupart de votre inspiration ?
La vie et ma mère. La vie est pleine de surprises et de merveilleux souvenirs. Ma mère est tout simplement la personne la plus incroyable au monde.
Coécrivez-vous ou préférez-vous écrire seul ?
J'écris parfois seul, mais j'écris aussi en collaboration.
Comment le paysage et la météo montréalais influencent-ils votre écriture ? Écrivez-vous à Montréal ou retournez-vous en Afrique pour écrire ?
L'été à Montréal, c'est la fête, l'ambiance et la danse. L'hiver, pour moi, c'est l'amour. Je crois que c'est la période où les gens restent le plus souvent à la maison pour apprendre à se connaître. Et pour les amoureux, l'hiver, c'est justement la période de l'année où l'on fait la plupart des enfants, MDR !
Je ne suis jamais retourné en Afrique depuis mon arrivée au Canada, mais j'ai hâte d'y retourner et de ressentir l'ambiance magique de Kinshasa (la capitale du Congo).rumba).
Vos morceaux ont un groove fantastique qui, pour moi, porte les morceaux. Mais quelle est, selon vous, la colonne vertébrale de votre musique ?
Je pense que c'est surtout dû au fait que, sans comprendre toutes les paroles, le simple fait d'écouter vous fait du bien, vous fait ressentir quelque chose. Je pense que ma musique a ça. C'est une musique qui fait du bien.
« Indeed » avec Maridee est tellement joyeux et entraînant ! Avec quels autres artistes aimerais-tu collaborer ?
Il y en a tellement. Kendrick Lamar est mon choix pour le moment.
J'aime la façon dont vous semblez trouver un bel équilibre avec vos morceaux, les paroles en anglais étant principalement utilisées pour les refrains tandis que les couplets sont chantés.Lingala and Tshiluba(Je ne sais pas lequel). Savez-vous comment trouver cet équilibre ? Avez-vous développé une méthode ou une formule ?
Il n'y a pas de méthode ni d'ingrédient secret. Tout vient naturellement, et parfois je sens juste un rythme en français ou en anglais, et en travaillant dessus, je peux finir par chanter principalement en lingala.
Quel est votre environnement de performance live préféré ?
Les concerts en extérieur sont les plus agréables, surtout en été. L'intérieur offre une sensation encore plus intense : on se sent plus proche des fans et on partage des moments intimes. Le simple fait d'être sur scène est une sensation incroyable, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur.
Ma dernière question est : qu'est-ce qui vous a poussé à utiliser un nom de scène ? Votre prénom est également mémorable.
Je ne voulais pas mélanger ma vie privée et ma vie musicale. Dans la vraie vie, je suis une personne différente, plus réservée et calme. Sur scène, je suis quelqu'un d'autre. C'est une sorte d'alter ego. J'ai choisi mon nom de scène en hommage à mon grand-père.
– Entretien avec Shannon Roszell
Pierre Kwenders joue au Camp Wavelength le dimanche 30 août à Artscape Gibraltar Point (île de Toronto).Obtenez vos billets journaliers ici ! Ou mieux encore, rejoignez-nous pour tout le week-end et obtenez un Festival Pass !