Lonely Parade : l'interview de WL

Fournisseur de: Art-punk à tout prix

Fichier à côté de: Les éleveurs, Speedy Ortiz

Jouant: Série musicale mensuelle Wavelength, samedi 26 mai 2018 @ Bike Pirates. Tous âges !Achetez vos billets ici !

On ne sait jamais à quoi s'attendre avec Lonely Parade. Ce trio originaire de Montréal via Peterborough est l'un des derniers artistes signés chez Buzz Records, jouant un rock indie bruyant et sans prise de tête qui évolue en un clin d'œil. Tiré de leur premier album sur Bandcamp.Luxe absolujusqu'à leur nouveau single Buzz"Je suis si fatigué,"Ils ont joué avec des genres allant du surf rock à l'art rock, en passant par le punk, le blues, le jazz et bien d'autres. Jarrad Robinson de Wavelength a rencontré Charlotte Dempsey pour parler des dernières actualités du groupe et de ses projets futurs.

Après avoir autoproduit quelques disques et EP, tu travailles désormais avec Buzz. Comment ça se passe jusqu'à présent ?

Jusqu'ici, tout se passe super bien ! Il a fallu un peu d'adaptation, non seulement pour être responsable envers nous-mêmes, mais aussi pour structurer le fonctionnement de notre groupe au lieu de simplement balancer notre musique à tout va en espérant que tout ira bien. On a vraiment de la chance de travailler avec Buzz, on a tellement d'opportunités de rêve et tous nos collaborateurs ont été très gentils et nous ont beaucoup soutenus.

À tout moment, votre musique pourrait être qualifiée de punk, de blues, de no wave, de surf rock, de grunge, de math rock, ou de toute combinaison de ces styles. Est-il important pour vous de maintenir l'intérêt de vos auditeurs en leur offrant autant de diversité ?

Nous écoutons tous les trois des styles de musique très variés. Même si nous partageons des artistes préférés, nos goûts divergent parfois, ce qui influence notre contribution à une chanson. Nous n'avons jamais vraiment cherché à ressembler à quelque chose de spécifique.

Les paroles de « I’m So Tired » abordent le cycle épuisant de dépression, d’anxiété et de dégoût de soi dans lequel tant de personnes se retrouvent prises. Ressentez-vous une certaine catharsis dans le fait de pouvoir prendre ces frustrations et les mettre en chanson ?

Il y a certainement un niveau de catharsis là-dedans – parfois je ne réalise pas à quel point je suis silencieux dans la vie quotidienne et il y a quelque chose de soulageant à simplement élever la voix en général. Cela aide lorsque les mots qui correspondent sont exaspérés et brusques.

Depuis août dernier, vous avez tous sorti des EP solo. Est-ce le hasard qui a fait que vous les avez tous sortis en même temps, ou avez-vous décidé que vous aviez chacun besoin d'espace pour vos projets après avoir été un groupe pendant si longtemps ?

Nous nous sentons parfois tous les trois obligés d'écrire de « bonnes » chansons pour Lonely Parade. Lors des répétitions, nous éliminons souvent des morceaux jugés trop « simples » ou « pop ». L'écriture et l'enregistrement d'EPs solo nous ont permis de tester l'enregistrement à domicile et de nous accorder l'intimité nécessaire pour écrire des chansons très personnelles. Les dates de sortie rapprochées n'étaient pas prévues.

Vous avez récemment déménagé de Peterborough à Montréal. Comment la ville vous a-t-elle accueilli ?

On n'a pas encore donné beaucoup de concerts ici, mais on profite tous des fruiteries et des beuveries publiques. C'est agréable de vivre dans une grande ville.

À quoi les auditeurs peuvent-ils s’attendre avec votre prochain disque ?

Des chansons très angoissantes.

Vous avez donné votre premier concert à l'étranger à Iceland Airwaves l'année dernière. Prévoyez-vous une nouvelle tournée à l'étranger prochainement ?

Nous avons quelques dates aux États-Unis à l’horizon, ce qui est un rêve de longue date pour nous.