Purveyors of: Échanges rythmiques et changements de tonalité.
Fichier à côté de :Angel Olsen, fille d'Alela Diane.
Jouant:WL17 Nuit 2, samedi 18 févrierème@ La Garnison.Achetez vos billets ici !
D'abord solo, Helena Deland est aujourd'hui un quatuor montréalais. Avec Mathieu Bérubé, Francis Ledoux et Alexandre Larin, Helena Deland crée une dynamique rythmique et vocale saisissante à bien des égards. Devin Calow de Wavelength a rencontré Helena alors qu'ils se préparent pour leur concert du week-end à Toronto.
À vos débuts sur scène, vous étiez solo. Pourquoi avoir choisi de former un quatuor ? Comment cela a-t-il influencé votre processus créatif ?
Jouer avec d'autres personnes élargit les possibilités de chaque chanson, elle paraît plus complète plus rapidement et laisse plus de place aux surprises. J'apprends beaucoup des garçons et des filles avec qui je joue.
Vous êtes originaire de Québec et vous êtes maintenant basé à Montréal. En tant qu'artiste qui chante en anglais, avez-vous rencontré des difficultés pour attirer l'attention de la communauté francophone ?
Il est plus difficile d'obtenir du temps d'antenne sur les stations de radio québécoises proposant du contenu anglophone en raison des quotas, mais le milieu francophone est très ouvert à la musique anglophone. Je pense que le fait que la plupart des gens avec qui je travaille dans le milieu musical soient francophones détermine qui écoute ma musique au Québec.
Quand j'écoute votre musique, je perçois de nombreuses influences, tant au niveau du ton que du style. Quel(s) artiste(s) a/ont eu le plus d'influence sur votre musique ?
Ça dépend de ce que j'écoute en ce moment. J'emprunte beaucoup (consciemment ou inconsciemment) à ce que j'aime. J'écoutais beaucoup Jessica Pratt, Angel Olsen et Timber Timbre quand j'ai écrit.Salon.
Je crois comprendre que la littérature a aussi fortement influencé votre musique. Quel est votre auteur préféré ?
C'est une question difficile : j'ai récemment lu [Witold] Gombrowicz pour la première fois et je n'arrive pas à m'en remettre. En revanche, côté composition, ce sont les poèmes de Carson McCullers et les nouvelles de Lydia Davis qui m'ont le plus marqué.
J'ai entendu dire que vous tenez un journal pour noter vos expériences. En quoi cela vous a-t-il aidé en tant qu'auteur musical ?
C’est une façon de garder une trace de ses pensées, et traduire ses impressions en mots par écrit, c’est comme jouer d’un instrument, d’une certaine manière — cela devient plus intéressant avec la pratique.
Dans l'ensemble, 2017 a commencé avec un bruit sourd, et non un fracas ! Qu'attendez-vous de positif cette année pour contrer toute cette énergie négative ?
Ces derniers mois ont été extrêmement tendus, d'une manière générale. Il est difficile de prédire ce qui va se passer.
Wavelength offre aux artistes émergents de partout au Canada une plateforme pour mettre en valeur leur talent lors de nos séries et festivals. Qui avez-vous hâte de voir cette année ?
J’ai hâte de revoir Julie Doiron, et je n’ai jamais vu TOPS, dont j’aime beaucoup la musique.
What can your fans expect to see when you take to the Garrison stage on February 18th?
Il est difficile de prédire ce qui va se passer.
— Entretien par Devin Calow