Fournisseurs de :Rock atmosphérique industriel rêveur
Fichier à côté de :The Kills, Angel Olsen, Deerhoof
Jouant: WL 18 Night 3, Sunday, February 18 @ the Garrison. Achetez vos billets ici !
Buke et Gase font tout : de la conception et de la fabrication de leurs propres instruments uniques à la création de chacunse font entendre en direct sur scène. Le duo new-yorkais, Arone Dyer et Aron Sanchez, a fait une tournéeavec une liste enviable d'artistes dont Lou Reed, Animal Collective, Owen Pallett et Death Grips.Shannon Roszell a parlé avec Buke et Gase de l'écriture de chansons, de leur approche de la performance live etmoments de tournée préférés.
J'ai lu dans votre bio que vous « interprétez chaque son en direct ». Quelle est votre motivation ici ? Est-ce venu comme unréaction à la musique électronique ou au sampling ?
Monsieur Aron :Notre philosophie de la performance est née de notre volonté d'être un groupe de deux musiciens capable de couvrir plus ou moins le spectre des fréquences comme un groupe complet, rythme compris. Nous trouvions intéressant de relever le défi d'avoir cette structure quelque peu restrictive (deux personnes, huit membres) dictant les possibilités musicales. Ce n'était pas vraiment une réaction à la musique électronique, que j'adore. D'ailleurs, nos derniers morceaux utilisent beaucoup d'échantillons et d'électronique, mais nous aimons l'idée de contrôler manuellement ces sons pendant la performance.
À quoi ressemble votre processus d’écriture de chansons ?
Mademoiselle Arone :Nous avons fait évoluer notre processus vers une improvisation bien suivie et enregistrée. J'écris des paroles librement inspirées du charabia qui se produit pendant l'improvisation, traduisant souvent directement les syllabes et les consonnes en une prose semi-cohérente. Ensuite, nous mixons à fond (ou dedans ?).
Dans quelle mesure vos chansons sont-elles écrites et interprétées avec précision ? Y a-t-il beaucoup de place pour l'improvisation, y a-t-il ?une sorte de structure ou ?
Mademoiselle Arone :Une fois la structure définie, il n'y a plus vraiment de place pour l'improvisation, ce qui rend nos performances très concentrées et intenses. J'ai une certaine marge de manœuvre pour mon chant tout au long de nos derniers morceaux et une petite marge pour les variations de tempo sur certaines chansons, mais dans l'ensemble, nous interprétons nos morceaux de manière cohérente.
Qu'est-ce qui vous a réunis en tant qu'artistes ?
Monsieur Aron :Être à Brooklyn en même temps, partager des amis en commun et avoir un style de travail obsessionnel similaire !
Qu'entendez-vous par « instrument conçu par vos soins » ? Quel a été votre premier ? Avez-vous unpréféré?
Mademoiselle Arone :Je ne prétends pas avoir réinventé la guitare à diapason court, mais en 2007, j'ai acheté un ukulélé baryton jouet, j'ai démonté son accastillage, créé/acquis un nouvel accastillage pour six cordes en acier, je l'ai électrifié et je l'ai appelé « buke », car il ne sonnait pas forcément comme une guitare, mais il ne sonnait plus comme un jouet ou un ukulélé. Au début de ce projet, je portais aussi des clochettes à la cheville et je voulais plus d'attaque. J'ai donc pris une cage de vélo, des écrous et des boulons, des cymbales tambourin et des clochettes, j'ai assemblé le tout, et un de nos fans a inventé le terme « toe-bourine ». La semaine dernière, j'ai fabriqué un micro-casque que je présenterai en avant-première avec Buke et Gase lors de ce festival. Il a ses propres cheveux et je l'adore.
Monsieur Aron :Mon instrument partage des éléments de conception avec une basse et une guitare. Je l'ai construit de toutes pièces. J'ai procédé à de nombreuses itérations, mais il est essentiellement composé de cordes de basse et de guitare alternées, avec plusieurs micros pour les différentes sections, répartis en sorties distinctes alimentant divers processeurs d'effets. Je joue également sur une pédale de grosse caisse électronique qui déclenche plusieurs samples et courtes boucles que je contrôle via un logiciel de performance que j'ai créé pour ce projet.
Vous avez partagé la scène avec des artistes incroyables. Partagez vos moments de tournée préférés.ou des histoires avec nous.
Mademoiselle Arone :Il y a eu tellement de moments marquants qu'il est difficile d'en choisir des préférés. De plus, il y a forcément un moment préféré à chaque tournée, mais nous avons vraiment adoré partager un gâteau avec Battles à la fin de notre incroyable tournée d'un mois aux États-Unis et au Royaume-Uni ! Leur public était incroyablement impliqué et réceptif ; j'ai trouvé que c'était un mélange parfait de sensibilités musicales. De plus, nous sommes récemment partis en tournée avec The National en Europe, et ils m'ont demandé de les rejoindre chaque soir pour interpréter quelques chansons de leur dernier album, dont le tube « The System Only Dreams in Total Darkness », qui s'ouvre sur ma mélodie vocale. Ce fut un véritable honneur de chanter pour tant de leurs fans enthousiastes !
Quelle est la prochaine étape pour Buke et Gase ?
Mademoiselle Arone :Nous nous apprêtons à sortir notre prochain album cette année, ainsi que des collaborations avec So Percussion, Aleuchatistas, John Niekrasz et un recueil d'improvisations enregistré l'année dernière lors de notre résidence à l'Union Pool de Brooklyn. Après une si longue période d'incubation, nous avons accumulé une tonne de projets et de musique dont nous avons hâte de nous épanouir. J'ai du mal à plier le bras. Trop de magie.
Le Wavelength Winter Festival est-il votre prochain spectacle ?
Mademoiselle Arone :Oui, on a vraiment hâte ! Je serai fièrement vêtue de costumes créés par mon amie Laleh Khorramian, une artiste et costumière exceptionnelle. On va faire du covoiturage avec notre amie.Fusilier(swoon) qui se produit également ce soir-là, et nous vous suggérons fortement d'arriver tôt pour voir tous les musiciens !
— interview by Shannon Roszell