20 questions sur les armes psychiques

Comment prenez-vous votre café/thé ?

Armes psychiques — Cultivé à l'ombre.

Quelle est la chose que si vous n’avez pas faite avant midi, votre journée se passe terriblement mal ?

J'ai pris un café.

S’il y avait une chose que vous pourriez changer dans l’industrie musicale canadienne, que diriez-vous ?

Ces questions.(aïe ! – éd. « On fait de notre mieux »)

La salle de concert disparue la plus regrettée ?

La casse de Ted.

Sur qui devrait-on faire un biopic musical ?

Simplement soucoupe.

Collaborateur créatif de rêve, mort ou vivant ?

Début de l'Éno.

Quel est le meilleur endroit pour observer les gens ?

À la maison.

Un artiste que vous souhaiteriez voir faire un autre disque ?

Tous.

Dans un an, tu le seras ?

Je ne sais pas.

Quel groupe/artiste local tout le monde devrait connaître et aimer ?

Informez-vous.

Si vous étiez membre du conseil municipal, quel projet de loi déposeriez-vous ?

Une ville abordable.

Chanson typiquement torontoise ou canadienne ?

« Image Craft » par Crack Cloud.

Où déménageriez-vous si vous pouviez vivre confortablement n’importe où dans le monde pendant un an ?

ici.

Quel livre est sur ta table de chevet ?

Kim Gordon : « Fille dans un groupe ».

Quelle chanson d’un autre artiste vous reste en tête aujourd’hui ?

Horse Lords : Fanfare pour une liberté effective.

Quel est le meilleur anti-stress ?

Combat de chatons au bâton.

Vinyle ou streaming ?

Si des sons sortent, tout va bien.

Yoga ou salle de sport ?

Dojo.

Film indépendant ou binge-watching sur Netflix ?

Y a-t-il un concours ?

Avez-vous des histoires que vous souhaitez partager sur des expériences mémorables, formatrices ou inspirantes dans la communauté musicale de Toronto au cours des 20 dernières années ?

Merci de poser cette question ! Oui, il y en a tellement ! Adolescents, nous avons découvert la musique de Wire, CAN, Mekons, The Ex, Sonic Youth et bien d'autres. Il y avait aussi des groupes locaux comme Shadowy Men On A Shadowy Planet de Toronto, Fifth Column et Simply Saucer de Hamilton (pour n'en citer que quelques-uns) qui s'adressaient à des cercles et des scènes plus larges, tout en montrant comment être totalement indépendants, influents et excellents. À cette époque, tous ces groupes et artistes semblaient occuper un espace toujours « autre », hors de portée et quelque peu caché du grand public. Toronto et sa région proposaient des concerts, des salles et des spectacles où l'on pouvait voir de tels artistes dans les années 80 et 90, mais leur ampleur n'était pas considérable ni en plein essor.

Au cours des 20 dernières années, c'est l'inverse qui s'est produit. Premièrement, ces artistes/groupes sont devenus des piliers et ont survécu à la durée de vie des groupes moyens. Deuxièmement, les occasions de voir ces groupes (ou leurs membres) étaient fréquentes, et le public et les musiciens torontois ont pu les rencontrer, discuter avec eux, et parfois même collaborer avec eux ou les aider. Damo Suzuki de CAN a joué au Wavelength, accompagné d'artistes locaux du collectif Wavelength. (Le mode opératoire de Damo en tournée mondiale.) Là encore, Wavelength a programmé The Ex dans une salle éthiopienne et les a accueillis aux côtés du célèbre saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria. Le Torontois Brodie West s'est joint au groupe pour quelques albums. Lee Ranaldo de Sonic Youth a donné un concert à la Music Gallery et a invité des musiciens locaux à se joindre à eux avec des instruments de percussion. Edgar Breau a refait surface à la demande de Wavelength pour reformer Simply Saucer, son légendaire groupe proto-punk de la « ceinture de rouille » du début des années 70. Le groupe a ensuite sorti de nouveaux morceaux après deux décennies d'absence. Lors d'une tournée dans plusieurs villes de la région du Grand Toronto, co-organisée avec Wavelength, Ghostlight a recréé le premier album de Simply Saucer avec Edgar en tête d'affiche.

Même si Wavelength fête ses 20 ans, la boucle est bouclée. Wire sera à Toronto pour une tournée avec son nouvel album, les membres de Sonic Youth sont tous en pleine création (dont Lee Ranaldo), et Damo Suzuki revient pour s'entourer de nouveaux venus pour ses improvisations instantanées. L'an dernier, The Ex a donné un excellent concert dans l'East End, offert par Burn Down The Capitol. Les Mekons continuent de produire des albums et leur cofondateur, John Langford, n'est pas étranger aux collaborations avec des musiciens torontois, comme The Sadies ou des chorales galloises des environs. Et tous les groupes mentionnés ci-dessus (ou leurs artistes) continuent de créer de la musique, d'une manière ou d'une autre, qui nous frôle tous.

Wavelength n'est pas la seule entreprise à créer ce genre de choses à Toronto. Tout comme il était impensable, dans notre jeunesse, que de tels artistes fassent partie de nos vies, la scène musicale a radicalement changé et est devenue accessible. Il existe aujourd'hui tellement d'excellents tourneurs indépendants, de collectifs et de salles de concert originales qu'il est impossible de tous les citer. Pour n'en citer que quelques-uns : Long Winter, Burn Down The Capitol, Array Space, Cold Tea, The Music Gallery, Workman Arts, le défunt Double-Double-Land, The Monarch, Super Wonder Gallery, Houndstooth, The Jam Factory, The Tranzac, tous les disquaires (surtout ceux qui organisent des concerts et soutiennent les artistes locaux) et bien d'autres. Les moments inspirants de ces 20 dernières années ont été innombrables, et chacun d'entre nous, chez Psychic Weapons, s'en souviendra et en sera marqué à jamais. Merci Wavelength et à tous.

Ne manquez pas Psychic Weapons au Wavelength Winter Festival, samedi après-midi, lors de notre matinée GRATUITE pour tous les âges le 15 février au Sonic Boom,13h !